Mercredi 27 mars 2013 3 27 /03 /Mars /2013 18:47

Ce n'est un secret pour personne, chers lecteurs : la mise à jour du blog depuis fin 2011 a été plus que chaotique. A peine 5 petits articles publiés de-ci de-là, un dossier Buffy commencé mais jamais poursuivi, un bilan ciné de l'année 2011 jamais achevé... Après maintes pérégrinations (et mon arrivée à Paris), il était donc temps de remettre les choses en ordre et de repartir d'un bon pied !

Histoire de rattraper le temps perdu, je vous propose à partir d'aujourd'hui un petit bilan de mes coups de coeur ou coups de gueule de l'année 2012 dans différents domaines. On commence donc (encore et toujours) par le cinéma. Une année qui aura été riche même si, là encore, j'ai loupé plein de films dits "incontournables".  

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The Avengers de Joss Whedon

Comics + Joss Whedon + une affiche 5 étoiles et une floppée de super-héros = gros trip en vue ! L'excitation (et l'appréhension) étaient palpables avant la sortie de cet énorme blockbuster. Après tout, les différentes incursions du scénariste-réalisateur au cinéma n'avaient pas vraiment été couronnées de succès et le monsieur lui-même s'était toujours dit frustré de ne pas avoir suffisamment eu les commandes en main. Et puis, une fois les lumières éteintes, pas de doute possible : le papa des séries Buffy, Angel et Dollhouse a réussi son coup ! Cet Avengers est un énorme joujou sans prétention, fun et léger, avec des répliques drôles et cinglantes comme seul lui sait les écrire, avec un bon sens du timing et des personnages qui ont tous leur moment de gloire. mention spéciale à l'interrogatoire musclé de Scarlett Johansson en début de film, à Hulk faisant joujou avec Thor et aux répliques de diva de Robert Downey Jr. Alors oui, on pourra toujours trouver que ça part un peu dans tous les sens, qu'il manque le souffle dramatique et épique qu'on trouve d'habitude dans l'univers whedonien... Mais ce n'est pas le but de cet énorme blockbuster aussi fun qu'honnête, qui devrait donner naissance à une floppée d'autres films avec ces différents personnages.   

 

The Dark Knight Rises de Christopher Nolan

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Après le monument de cinéma qu'était Tne Dark Knight, les attentes autour de ce Dark Knight Rises, censé boucler la trilogie de Nolan (on est en droit de se demander si ce sera vraiment le cas étant donné la fin du film), étaient grandes. Le cinéaste parviendrait-il à placer la barre encore plus haut ? La réponse est non (le film est boursouflé par endroits, oui, Marion Cotillard meurt mal et certains rebondissements sont tirés par les cheveux ou prêtent à sourire)... il n'empêche que ce 3e volet est grandement jouissif, avec un Christian Bale toujours au top niveau et surtout une Anne Hathaway qu'on attendait pas aussi flamboyante et convaincante en Catwoman. Il fallait arriver à s'imposer après Michelle Pfeiffer dans le Batman le défi de Tim Burton. Mais il suffit à l'actrice américaine d'une seule scène d'introduction où elle joue les domestiques se transformant en cambrioleuse de charme pour faire voler en éclats tous les à priori qu'on pouvait avoir sur elle. Et le film de valoir vraiment le coup d'oeil pour la relation qui s'instaure entre les deux, qui lui donne toute sa dimension et ses plus beaux moments d'action, d'humour et d'émotion. Michael Caine a aussi de belles scènes dans le rôle d'Alfred, plus touchant que jamais. Tous ces beaux moments nous font alors oublier les scènes ou les petits rôles inutiles et le côté parfois acadabrantesque de l'histoire, qui a eu tort de la patience de nombreux spectateurs. 

 

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The Hobbit : Un voyage inattendu de Peter Jackson

Grande amatrice de la trilogie du Seigneur des anneaux, je n'avais jamais lu Bilbo le Hobbit. Comme beaucoup, j'appréhendais de voir le 1er volet de ce prequel, qu'on n'osait plus attendre depuis le temps qu'on nous l'annonçait. Et contre toute attente, j'ai été emportée par le souffle et la vision de Jackson, la maestria visuelle, le rendu encore plus réaliste de Gollum... Le cinéaste néo-zélandais a réussi son pari en trouvant un équilibre entre un côté plus naïf, plus enfantin (voir les scènes avec l'oiseau, les trolls...), tout en conservant la cohérence de sa trilogie et le côté plus sombre, inquiétant et mature qu'on pouvait y trouver. Résultat : on ne voit pas passer le temps et on s'envole loin, très loin en Terre du Milieu entre apparitions souvent mémorables de visages connus (Cate Blanchett illumine toujours de sa présence ses quelques scènes) et galerie de nouveaux personnages. Du coup, on attend avec une vive impatience le 2e et dernier volet en décembre prochain !

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De Rouille et d'Os de Jacques Audiard

Oui, encore un film avec Marion Cotillard ! :D Mais dans un film de Jacques Audiard, qui sait frapper fort et se réinventer d'un film à l'autre. Plus facilement abordable que le sommet que représente Un prophète avec De battre mon coeur s'est arrêté, De rouille et d'os est aussi un film rêche, qui taille dans l'os justement pour mettre à vif ses personnages singuliers. Fort, émouvant, le film ne bascule jamais dans le sentimentalisme ou le pur coup de poing. C'est peut-être ce qu'on pourrait lui reprocher au final : on ne pleure jamais tout à fait, on n'est jamais tout à fait K.O... Mais on est toujours au coeur de l'action, sur le ring, entre ces deux personnages hauts en couleur et inadaptés qui se relèvent toujours et ne s'avouent jamais vaincus. Avec quelques moments magiques comme la scène où une Marion Cotillard handicapée communique de nouveau avec un orque. Reste une fin un peu frustrante, en pointillés, qui aurait mérité d'être plus affirmée, sur le fil...

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Cloclo de Florent Emilio-Siri

Un biopic de 2h30 sur la vie de l'incontournable Claude François, rythmé par ses plus grands tubes... Pas le programme idéal dit comme ça, mais... avec Florent Emilio-Siri derrière la caméra, le résultat ne pouvait qu'avoir de la gueule ! Le film devient alors un portrait scorsesien en diable, mais à la française, d'une personnalité complexe et pas forcément toujours sympathique, mais toujours touchant. Avec des scènes d'une maestria visuelle à tomber (le faux malaise de l'idole en scène), des acteurs impressionnants et habités d'un bout à l'autre... Surtout, les différents tubes de l'artiste sont toujours utilisés à bon escient et mis en perspective de façon pertinente, contrairement au Gainsbourg de Yoann Sfar qui avait tendance à ressembler à un simple album de vignettes. 

 

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Moonrise Kingdom de Wes Anderson

Mon grand coup de coeur de l'année. Depuis La Famille Tennenbaum en 2002, Wes Anderson a toujours tenu une place à part dans mon coeur. Je n'avais jamais vraiment retrouvé la magie et l'émotion de ce film avec les autres films du cinéaste, que j'ai pourtant toujours aimés. La vie aquatique, pour sympathique, drôle et même touchant qu'il était, n'a jamais soulevé plus que ça mon enthousiasme... Et puis, vient ce Moonrise Kingdom, naïf, touchant et mature à la fois. Contrairement à la Famille Tennenbaum où nous avions affaire à des adultes grandis trop vite se comportant en gamins neurasthéniques, Moonrise Kingdom nous plonge dans l'univers de gamins tristes à cause de leur environnement familial mais à l'imagination débordante, cherchant à repousser les limites de la réalité, à la déplacer. Drôle et beau à pleurer, joyeux et triste, le film passe en un rien de temps et laisse une image indélébile. Les enfants-acteurs sont épatants de talent, la maestria visuelle du cinéaste et son imaginaire sont toujours là, intacts, mais plus ramassés, plus cohérents que dans A bord du Darjeeling Limited, dont on ne voyait jamais la fin et qui caricaturait un peu trop le style du cinéaste hype pour convaincre tout à fait. Ici, même si les personnages sont très "à la mode" et "dans le vent" par leur garde-robe, notamment, la sincérité est de mise et le film ne se regarde jamais le nombril. Un classique et un film à voir et à revoir !

 

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Cosmopolis de David Cronenberg

Cronenberg nous livre son film le plus trash et tordu depuis Crash en 1996 ! Et avec (cerise sur le gâteau), un Robert Pattinson qu'on attendait absolument pas dans cet imaginaire glacial et exigeant. L'acteur tire parti de son visage souvent impénétrable (ce qui était le principal reproche que lui faisaient - à juste titre - ses détracteurs dans Twilight) et sombre sous nos yeux dans une folie pour le moins originale. On pense souvent à American Psycho par la manière dont Cronenberg dresse le portrait de ce multi-milliardaire cynique et très clean sur lui en apparence, qui voit défiler dans son interminable limousine une galerie de personnages des plus foisonnantes. Il faut se laisser porter, le film ne faisant aucun effort pour ne pas nous perdre en chemin (mais n'est-ce pas un peu le but, après tout, et le parcours que suit le personnage lui-même ?). Mais lorsque le générique apparaît, reste un film qui nous aura secoués et interpellés, dérangés profondément, sur une thématique on ne peut plus actuelle : notre ultra-moderne solitude dans un monde dénué de sensation, d'émotion, où tout a un prix et où si tout est accessible numériquement, l'amour et l'amitié ne se commandent pas. 

 

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Les adieux à la reine de Benoît Jacquot

Benoît Jacquot nous fait rentrer dans les coulisses du pouvoir versaillais et dans l'intimité de la plus fantasque des reines de France par la petite porte... celle de sa lectrice personnelle (fictive), une jeune fille timide, renfermée et un brin hautaine en transe face à Marie-Antoinette (Diane Kruger, à son plus haut niveau), tour à tour touchante et cruelle en femme amoureuse, mère effrayée ou insouciante, reine perdue et calculatrice... L'originaliité du film est son approche résolument documentaire et ultra-réaliste : nous sommes chevillés d'un bout à l'autre à la narratrice (Léa Seydoux, qui monte de film en film), dans l'effervescence du palais, pas toujours aussi glamour que dans les décors du Marie-Antoinette de Sofia Coppola (que j'adore par ailleurs), nous sommes aussi perdus que les personnages sur ce qui est en train de se tramer même si, évidemment, nous savons parfaitement ce qu'il adviendra.

Et le film de Benoît Jacquot de réussir là où le film de Coppola ne faisait que passer : réussir à montrer l'isolement dans lequel se trouvait la cour versaillaise et parvenir à retranscrire l'aveuglement (et la remise en question dans certains cas) à la fois des dirigeants mais aussi de toutes les petites mains gravitant autour de ces personnages hauts en couleur, humains au final mais demeurant à jamais impénétrables, avec leur part de secret. C'est cette manière de faire se rejoindre la petite et la grande histoire qui rend ces Adieux à la reine (que le réalisateur a considéré en interview comme un "petit film classique" entre deux projets plus originaux) aussi touchants.

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Populaire de Régis Roinsard

En matière de comédie rétro, méchamment drôle, loufoque, fantaisiste et touchante à la fois, le cinéma français nous avait rarement proposé un film aussi réussi et enlevé que Populaire. Le film, frais et léger, lorgne du côté des comédies américaines des 50's à la Lubitsch et Wilder tout en versant dans un humour très OSS 117. Le cinéaste croque les travers de ses personnages, mais éprouve pour eux une tendresse et une attachement qui transparaissent au travers de chaque plan. Il en ressort un film drôle, humain, avec des acteurs beaux, glamours mais surtout très à l'aise dans des rôles qui s'épaississent de plus en plus, sortant de leur moule d'image glacée. C'est après tout le propos du film : comment la timide et délurée secrétaire jouée par Déborah François parvient à s'affranchir des codes imposés aux femmes par la société pour devenir la "dactylo la plus rapide au monde" (c'est quand même le pitch de film le plus déluré qu'on ait vu depuis pas mal de temps)... et une personne à part entière, qui parvient à s'imposer dans le monde. L'alchimie avec Romain Duris (toujours aussi à l'aise, peu importe les rôles) fonctionne très bien et le timing au cordeau fait qu'on ne voit jamais le temps passer. Une réussite dans le genre qui vient encore redonner - si besoin était - ses lettres de noblesse au genre de la comédie française drôle et intelligente. 

 

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Holy Motors de Leos Carax

Au rayon OVNI, on aura sans doute pas vu plus déjanté que ce Holy Motors qui tourne tout entier autour du talent de Denis Lavant, qui épate et fait peur dès le départ en fou avaleur de tout et n'importe quoi, même de bouquets de fleurs (qui ont l'air d'être vrais !). Grande métaphore sur le métier d'acteur, la vie, le film ne se suit pas facilement mais, comme dans la plupart des cas avec ce genre d'oeuvre barrée légèrement n'importe-nawak sur les bords, il faut se laisser porter. On passe d'un univers à l'autre avec ce personnage dont on ne sait pas, au final, quelle est l'identité (lui-même semble d'ailleurs l'avoir oublié) et deses rencontres avec une galerie hétéroclite de visages souvent connus. Parmi les nombreux caméos et rôles secondaires, on retiendra Eva Mendes, belle plante en plein shooting qui se fait littéralement kidnapper par le personnage de clochard fou pour son plus grand plaisir (une sorte de Belle et la Bête violemment déjantée !) et Kylie Minogue, émouvante en ancienne compagne dans un sketch de comédie musicale nostalgique et mélancolique où la chanteuse donne le la en français et prouve qu'elle a un gros potentiel d'actrice malgré les fours et navets qu'elle a pu tourner dans les années 90. On rit, on pleure, on est parfois interloqué, le délire métaphysique peut aussi virer au grand n'importe quoi (la fin, si elle est sympas, prête à sourire : on peut se demander si Carax ne s'amuse pas simplement à tester le spectateur), mais au final, la liberté de l'ensemble l'emporte et des images, des moments restent, indélébiles.  

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Anna Karénine de Joe Wright

Keira Knightley et Joe Wright, un duo gagnant... J'avoue volontiers que je n'ai pas vu les précédents films du cinéaste avec l'acrice. Ayant toujours beaucoup aimé le roman de Tolstoï, j'étais curieuse de voir cette énième adaptation... et j'ai été emportée par l'originalité de la mise en scène. Le principe du thêâtre dont les décors changent et alternent en permanence apporte souffle épique et force romanesque au drame et permet aussi d'effectuer quelques ellipses bienvenues dans le pavé que constitue le roman. En coupant dans le vif de l'histoire et en restant au plus près du ressenti d'Anna, dont le piège de la passion se referme de plus en plus sur elle, l'oppressant (les décors se font aussi plus étouffants, plus sombres au fur et à mesure), Joe Wright donne un côté viscéral à ce film beau et esthétique qui aurait facilement pu paraître artificiel. Du coup, les 3h passent sans problème. Un film audacieux pour un cinéaste, moqué pour sa pub Chanel avec Brad Pitt, qu'on a souvent considéré trop sage et académique.

 

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Thérèse Desqueyroux de Claude Miller

Le dernier film de Claude Miller n'est pas drôle, loin s'en faut. Inspiré d'un fait divers sordide qui a connu une fin relativement heureuse, contrairement à d'autres cas similaires survenus lors de la même période, il dégage une atmosphère rèche, étouffante, qui le rendent parfois difficile. Et offre un magnifique écrin à Audrey Tautou, hallucinante en femme libre mais entravée, autant par la société que par elle-même et qui sombre de plus en plus sous nos yeux. Gilles Lelllouche surprend dans le rôle fort ingrat du mari beauf imbus de lui-même de prime abord mais finalement fragile et généreux. On est content, au final, lorsqu'on ressort de la salle, mais le destin de Thérèse et la prestation habitée d'Audrey Tautou nous suivent longtemps. 

Par Cécile Desbrun - Publié dans : Cinéma - Communauté : LA DERNIERE SEANCE
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Mercredi 27 mars 2013 3 27 /03 /Mars /2013 11:16

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Le blog reprend peu à peu son activité et je suis fière de vous annoncer que je serai de passage à l'émission Le Pitch de Jean-Matthieu Pernin sur la radio Le Mouv' cette semaine. Je serai interviewée sur la thématique du "retour éternel des contes de fées au cinéma, dans les séries et la mode", tendance sur laquelle je m'étais déjà exprimée cet été au travers d'un article sur le site Epicure Web pour lequel j'ai été rédactrice.  

Ce sera la 2e fois que je serai invitée à prendre la parole en tant que spécialiste cinéma, après avoir tenu une petite chronique (que je n'avais même pas annoncée dans ces colonnes tant la mise à jour du blog était chaotique) lors du café-actu du CROUS de Paris en novembre dernier, dans le cadre des Mardis de Mabillon (chronique sur laquelle je reviendrai rapidement dans un bilan culturel de l'année 2012). 

En tant qu'éternelle grande enfant, férue de littérature et d'imaginaire, les contes de fées ont toujours occupés une place spéciale dans mon coeur. J'avais donc été interpellée par l'énième grand retour de cette tendance l'an dernier, qui a été très "frères Grimm", entre le lancement des séries TV américaines Once Upon a Time et Grimm d'un côté et la sortie des deux films dédiés à Blanche-Neige. Une tendance qui se poursuit aujourd'hui avec des adaptations modernes comme Hansel et Gretel : The Witch Hunters de Tommy Wirkola, au travers de la pub, des clips...

Les contes de fées, comme les mythes, ont toujours irrigué notre culture populaire et ce n'est ni la première ni la dernière fois qu'ils reviennent en grâce. Cependant, avec la crise mondiale que nous connaissons actuellement, cette mode prend une autre dimension : nous avons, plus que jamais, besoin de nous évader par l'imaginaire. C'est donc autour de ce thème que je m'exprimerai cette fin de semaine.

L'émission sera diffusée samedi 30 mars entre 10 et 11h... J'ignore encore à quelle heure je passerai (je dois prendre la parole environ 9-10 minutes), restez donc branchés !    

 

Edit : L'émission peut être écoutée en podcast depuis le site Internet du Mouv' : Il était une fois... l'histoire d'une tendance. Merci à Jean-Mathieu Pernin et à toute l'équipe. 

Par Cécile Desbrun - Publié dans : Actus du blog - Communauté : LA DERNIERE SEANCE
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Samedi 23 mars 2013 6 23 /03 /Mars /2013 18:05

Histoire de relancer un peu la rubrique et d'entamer l'année d'un bon pied, voici un bref et rapide aperçu des films que j'ai vus depuis le début de l'année : coups de coeur, déceptions, indifférence... 

 

J'ai adoré

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Django Unchained de Quentin Tarantino

On aura beau dire que ce n'est pas le meilleur Tarantino (mais en même temps, c'est déjà ce qu'on disait d'Inglorious Basterds - et je ne peux être que d'accord sur ce point - ou de Boulevard de la Mort), il n'empêche que le cinéaste américain n'avait pas été aussi inspiré depuis Kill Bill. Drôle, dérangeant, grinçant, jouissif, le vilain garçon du cinéma américain revient sur une des parties les plus sombres de l'histoire de son pays en en faisant qu'à sa tête et en grattant là où ça fait le plus mal : la relation entre esclaves et esclavagistes. Evidemment, on a taxé Tarantino de racisme (!!) pour ne pas avoir montré de point de vue manichéen : il n'y a pas d'un côté les gentils esclaves et de l'autre les méchants esclavagistes. Mais ce sont justement ces zones d'ombre qui sont intéressantes : au travers du personnage du vieux noir qui sert de maître de maison à DiCaprio, on perçoit une multitude de paradoxes ; sincèrement attaché à son maître dont il s'est occupé depuis sa plus tendre enfance, il a d'un autre côté parfaitement intégré les préjugés des blancs à l'encontre des noirs. C'est ce côté poil à gratter qui fait tout le sel du film et rend nerveux le rire de nombreuses scènes.

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Mais, outre ces considérations sur lesquelles on aura aucun mal à écrire une foultitude de choses intéressantes (il y aurait de quoi écrire une thèse - si quelqu'un ne l'a pas déjà fait - sur la vision de l'Amérique dans le ciné de Tarantino), reste avant tout un grand moment de cinéma, un bel hommage au cinéma américain sur le thème, une BO d'enfer, des acteurs déchaînés (Leo DiCaprio, qu'on aura rarement vu aussi déjanté, tour à tour touchant, cynique et machiavélique), des répliques qui tuent et une mise en scène - un poil plus sage que d'habitude - qui décoiffe. En résumé : Une irrévérence qui fait du bien !

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Möbius d'Eric Rochant

Cela faisait longtemps que je n'avais pas été voir de film français et encore moins de film d'espionnage français. Parmi les exemples relativement récents, il y avait eu évidemment Agents secrets de Frédéric Schoendorffer et son point de vue hyper (trop ?)-réaliste, mais rien de bien palpitant ou glamour. D'où l'excitation ressentie à la vision de Möbius, vrai bon film d'espionnage alliant suspense, émotion (une vraie histoire d'amour) et glamour (Jean Dujardin et Cécile de France - qu'on avait jamais vue aussi sexy et fragile à la fois - à l'affiche). Une histoire sur le cordeau, entièrement portée par des acteurs de très haut niveau, toujours à fleur de peau et la foi d'un cinéaste qui maîtrise son sujet avec simplicité et efficacité.  

J'ai beaucoup aimé

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A la merveille de Terrence Mallick

Alors oui, ce n'est pas le meilleur Mallick (on pourra même dire que c'est son film le plus dispensable si on tient compte de ses précédents chefs-d'oeuvre), oui, le cinéaste se répète dans son utilisation de la musique, des cadrages, de ses thèmes de prédilection (relations homme-femme, parent-enfant, homme-nature)... Mais bon sang, si tous les films pouvaient receller autant d'émotion le temps de quelques plans fébriles sur un visage de femme, d'enfant... Olga Kurylenko, belle,radieuse, libre et touchante vacille sous la caméra de l'Américain, face à un Ben Affleck fantômatique qui prononce rarement un mot (quelqu'un se souvient-il d'une réplique prononcée par l'acteur ? Sérieusement ?), Rachel McAdams, plus en retrait, s'interroge... L'intérêt du film ne réside pas dans son originalité ou sa singularité, mais simplement dans ces quelques beaux moments à fleur de peau où l'on se sent partir, le vague à l'âme, vers un lieu utopique que l'héroïne appelle de toute son âme. C'est aussi un bel hommage à la France étant donné que la majeure partie du film s'y déroule, jusqu'à son dénouement au mont St-Michel, la merveille évoquée par le titre (qui peut aussi désigner le personnage de Kurylenko, qui se ternit au fur et à mesure que son amour pour le personnage de Ben Affleck et ses questionnements incessants l'enchaîne).

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Passion de Brian DePalma

A chaque fois avec DePalma, c'est la même chose : il y a d'un côté la curiosité de voir ce que le plus français des cinéastes américains nous a réservé, l'espoir qu'il se ressaisisse et nous offre de nouveau un vrai grand film et de l'autre, l'appréhension (voire la certitude) de le voir s'engoncer dans une prétention et une auto-référence sans fin. Femme Fatale (2001) en était l'exemple type : un film à tiroirs d'une grande beauté plastique, à la mise en scène souvent impressionnante et inspirée pour un film à prendre souvent au 10e degré, à l'histoire artificielle. Passionnant à étudier et analyser d'un point de vue intellectuel, mais difficile à suivre et digérer en tant que spectateur sans haussements de sourcils.

Avec ce Passion, bonne surprise : si la mise en scène n'a rien de bien ébourifante, le cinéaste revient à davantage de simplicité et de sobriété. On pourra trouver ça ennuyeux, mais cette humilité sert le film et le recentre sur ses deux actrices principales, dont la performance particulièrement riche et protéiforme porte littéralement ce remake d'un film d'Alain Corneau. Noomi Rapace confirme son talent après la trilogie Millénium et la décidément très présente Rachel McAdams prouve qu'elle n'est pas qu'une jolie blonde au visage de porcelaine. Là encore, ce n'est pas l'originalité du film qu'il faut retenir (oui, DePalma fait, encore et toujours, du DePalma), mais sa simplicité et son efficacité.

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The Master de P.T. Anderson

Un film de P.T. Anderson, c'est toujours un peu comme un cadeau de Noël qu'on a hâte d'ouvrir : le cinéaste, toujours rare, nous propose toujours un petit quelque chose à nous mettre sous la dent, avec une mise en scène toujours magistrale et un jeu d'acteurs parmi les plus exigeants qu'on puisse trouver. The Master ne déroge pas à la règle, malgré une longueur et une âpreté dans le ton et le propos qui ne le rendent pas faciles, loin de là. Il est assez dur, par exemple, de retrouver les touches d'humour grinçantes inhérentes à Boogie Nights, Magnolia ou encore There Will Be Blood. Certains s'ennuieront ferme, mais pour ma part, j'ai apprécié ce portrait fort complexe de personnages pas franchement très sympathiques et le retour en grâce d'un Joaquin Phoenix plus déjanté que jamais, après ses vraix-faux errements dans le rap qui ont failli lui coûter sa carrière. 

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Mystery de Lou Ye

Présenté comme un thriller dans les salles obscures, Mystery est pourtant bien différent de cela : c'est un film onirique, souvent lent et pourtant empreint de tension, d'émotion et de scènes coups de poing parfois durement soutenables. Ode à la liberté d'expression dans une Chine sous étroite surveillance, le film brille par ses performances d'acteur hyper-réalistes et la mélancolie qui s'en dégage. On en sort à la fois hanté et secoué. Pas un film pour se détendre le soir (il suffit de regarder les têtes de nombre de spectateurs médusés lorsque les lumières se rallument, entre bâillements et rires nerveux), mais un vrai film d'auteur, libre, touchant et exigeant. 

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Warm Bodies de Jonathan Levine

La tendance est aux films et séries TV vampiriques depuis la déferlante Twilight et True Blood. D'où un certain scepticisme dès qu'un nouveau film "ado" sort sur cette thématique, avec en plus une histoire d'amour à la clé. Mais Warm Bodies est une vraie bonne surprise de ce côté-là : un film initiatique fort bien écrit, très drôle (vraiment), grinçant et très touchant. Si les acteurs ne se démarquent pas forcément par leur charisme, l'alchimie est au rendez-vous. Surtout, le film de Levine parvient à se démarquer et à convaincre à la fois en tant que comédie à la Shaun of the Dead (remplacez simplement les zombies par les vampires) et en tant qu'histoire d'amour capable de faire s'écrouler les barrières entre monde des vivants et monde des morts... sorte de version fantastique de Fight Club, en somme (voir le dernier plan à la toute fin).  

 

Pas mal

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20 ans d'écart de David Moreau

Bon, je ne suis pas fan des rom-coms françaises, mais il faut saluer la fraîcheur de Virginie Efira et les quelques bonnes idées qu'on retrouve dans cette comédie surfant sur la mode des "cougars". Petit plus : à la différence de La stratégie de la poussette, le personnage masculin est beaucoup plus complexe et mature qu'il n'y paraît, au lieu d'être un simple grand gamin qui va être éduqué par l'amour d'une femme. Le jeu de ping-pong qui s'instaure entre les 2 devient du coup beaucoup plus intéressant...

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La stratégie de la poussette de Clément Michel 

J'étais allée voir cette comédie par curiosité en début d'année, sans grande conviction. Point positif : on ne s'ennuie pas, c'est bien joué, assez souvent drôle, même si on oublie assez facilement les blagues. Charlotte LeBon convainc d'un bout à l'autre en personnage à fort caractère, drôle et piquante. Reste que le propos, plein de bons sentiments et le schéma qui se dégage pose question : la séparation initiale du couple n'est dûe qu'au non-désir d'enfant de l'homme, artiste forcément immature, qui, forcément, mûrira au fil de l'histoire. Le parallèle entre l'héroïne de 20 ans d'écart est du coup intéressant : on a d'un côté une héroïne indépendante, égoïste (du moins en apparence) et de l'autre une héroïne piquante et attachante mais dont le désir d'enfant est le moteur entier du film.

Petite question au cinéma français donc : pourquoi toujours mettre d'un côté les femmes exubérantes et libres, qu'on considérera comme des égoïstes carriéristes jusqu'à ce qu'elles soient "éduquées" par l'amour d'un homme et de l'autre les femmes maternelles qui "éduquent" les hommes immatures ? Cette segmentation, qui revient encore et encore, est un brin irritante. On passera dessus parce-que, au final, les deux films fonctionnent et dépassent ces clivages dans le traitement des personnages. Mais, qu'aujourd'hui encore, le moteur des rom-coms à la française présentant des personnages affichant la jeune trentaine soit le désir ou le non-désir d'enfant pose quand même sérieusement question, en matière d'originalité d'une part et de mentalité de l'autre : la femme française se définit-elle avant tout comme une mère potentielle ? 

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Hitchcock de Sacha Gervasi

Les biopics se multiplient et, avant la version téléfilm de HBO avec Sienna Miller dans le rôle de Tippi Hedren (qui a récemment sorti un livre où elle accuse le cinéaste d'harcèlement sexuel), il y a donc ce Hitchcock de Sacha Gervasi, véritable film à Oscars avec une affiche impeccable : Anthony Hopkins dans le rôle du maître du suspense, Scarlett Johansson en Janet Leigh, Jessica Biel, etc. Académique et un peu plan-plan sur les bords, le film éveillera surtout l'intérêt des amateurs néophytes de Psychose et du cinéaste. Se laisse regarder avec plaisir... mais un brin d'ennui.

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Le monde fantastique du Magicien d'Oz de Sam Raimi 

Le Magicien d'Oz hante l'imaginaire du cinéma américain depuis la fin des années 30. Il est une référence pour de nombreux cinéastes auquel il a donné envie de faire du cinéma (Martin Scorsese et David Lynch en tête) et qui en ont gardé un tendre souvenir d'enfance... comme des millions de personnes dans le monde, pour lequel ce conte reste une histoire de chevet incontournable. Je ne savais pas trop à quoi m'attendre avec cette adaptation de Sam Raimi (que j'admire beaucoup) et j'ai en fin de compte été surprise de m'apercevoir... qu'il ne s'agissait pas tant d'un remake que d'une vision très très libre à partir du conte. Adios donc, le personnage de Dorothy, le film se concentre sur le rôle du magicien, escroc faussement cynique qui deviendra un vrai héros au grand coeur venu libérer le royaume d'Oz. Le film est (trop) long, on se demande parfois où on va, mais l'originalité est là, le souffle visuel aussi et les interprètes donnent du coeur à l'histoire. Il s'agit aussi d'un bel hommage au cinéma (d'une manière assez similaire au Dracula de Coppola ou du Elephant Man de Lynch) et, en cela, les adultes cinéphiles venus accompagner les enfants y trouveront aussi leur compte. A voir dans l'état d'esprit adéquat, pour retrouver son âme d'enfant. La 3D, elle, est sans grand intérêt. 

 

Déception

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Hansel et Gretel : The Witch Hunters de Tommy Wirkola

Le cinéma et la TV surfent sur la vague contes de fées comme jamais, on le sait... Il n'est donc guère étonnant qu'une adaptation d'Hansel et Gretel ait vu le jour. Sauf que... malgré le côté fun, léger, des scènes punchy, quelques répliques bien senties... on s'ennuie ferme et le film traîne en longueur. Les scènes de combat donnent parfois dans la violence gratuite ou les mouvements de caméra nerveux pour au final pas grand chose (non, la multiplication de plans courts ou de mouvements ne signifie pas plus d'action ou de frissons pour autant), l'émotion est absente (un personnage important meurt à la fin sans que cela ne nous fasse ni chaud ni froid)... Reste des interprètes sympathiques, une 3D décente et de quoi passer une soirée pop-corn entre amis (on pourra en outre discuter et papoter sans perdre grand chose de l'histoire). Mais pour le frisson et la complexité de l'histoire originelle, il faudra repasser... Ou se tourner vers un épisode de série TV : "Intolérance" de Buffy contre les vampires.    

Par Cécile Desbrun - Publié dans : Cinéma - Communauté : LA DERNIERE SEANCE
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Dimanche 10 mars 2013 7 10 /03 /Mars /2013 13:53

Bonjour à tous !

Après une année 2012 marquée par une longue absence (seulement 10 articles publiés !! ) et moults péripéties, CulturELLEment Vôtre effectue son retour... Sur les réseaux sociaux en premier lieu ! Je tâtonne un peu pour vous proposer une nouvelle formule (ça se précise !), d'où l'idée de lancer une page Facebook, une extension qui me permettra de tester quelques trucs et de partager mes coups de coeur, coups de gueule, découvertes et autres envies culturelles avec vous de façon plus régulière !

Un Tumblr suivra très vite, l'idée étant de créer des passerelles entre les trois pour vous proposer un contenu plus intéractif, plus dynamique et une nouvelle manière d'échanger... surtout quand, bavarde littéraire que je suis, j'ai souvent été "frustrée" de ne pas pouvoir écrire tous les articles-fleuves que je voudrais ! Donc s'il ne se passe rien sur le blog, il y aura de fortes chances que vous trouviez quelques petits trucs à vous mettre sous la dent sur l'une des extensions, que ce soit des vidéos, photos, réactions à chaud sur ce que j'ai vu, lu ou écouté, les actus culturelles du moment, etc. 

C'est par ici que ça se passe : http://tinyurl.com/a7x9km3

 

 

Bon dimanche à tous et à bientôt !

Par Cécile Desbrun - Publié dans : Actus du blog
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Samedi 13 octobre 2012 6 13 /10 /Oct /2012 13:35

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Cela fait déjà 3 ans que le Festival Lumière du Grand Lyon nous propose chaque année une semaine riche en émotions cinéphiles en compagnie d'invités prestigieux. Clint Eastwood (qui était déjà venu à Lyon en 2007 pour présenter Lettres d'Iwo Jima) était à l'honneur de la 1ère édition en 2009, suivi de Milos Forman en 2010 et Gérard Depardieu l'an dernier. En 2012, c'est Ken Loach, fraîchement récompensé du Prix du Jury à Cannes pour son film La part des anges, qui incarne le visage du festival, qui aura lieu du 15 au 21 octobre. Selon Thierry Frémeaux, directeur de l'Institut Lumière (la cinémathèque de Lyon) et délégué général du Festival de Cannes, le principe est "d'honorer une personnalité qui a dédié sa vie au cinéma."  (Evene)

A cette occasion, 13 des long-métrages du cinéaste anglais seront diffusés dans le cadre du festival, ainsi que 2 documentaires. Le 20 octobre enfin, il recevra le Prix Lumière des mains d'Eric Cantona, qu'il a dirigé dans Looking for Eric en 2009.

Festival unique en son genre en France et "décalé" par sa programmation — on vient seulement y voir de vieux films, il n'y a aucune compétition — l'événement a pris de l'ampleur d'année en année et accueille toujours plus de monde : on attend ainsi pas moins de 80 000 personnes sur toute la durée. Hormis des rétrospectives et des soirées hommages, le festival Lumière propose aussi des master-class d'acteurs et cinéastes, qui viennent également présenter l'un de leurs films préférés. Une manière de rappeler que les artistes ont, eux aussi, été inspirés par d'autres avant d'accéder à la renommée et que cette cinéphilie les a nourris. A l'heure d'Internet et du tout-numérique, c'est également une manière, comme le rappelait Thierry Frémeaux dans une interview pour Evene, d'attirer le public dans de vraies salles de cinéma pour découvrir ou re-découvrir des films qu'il n'a parfois eu l'occasion de voir que sur un écran de télé ou d'ordinateur.

Un programme riche et varié

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Le programme de cette 4e année s'annonce encore une fois particulièrement riche, avec pas moins de 5 rétrospectives, 6 soirées hommage, 5 ciné-concerts, des soirées spéciales et de nombreuses projections de grands classiques de l'histoire du cinéma, dont certains tout juste restaurés. Événements et projections auront lieu dans de nombreux cinémas et salles de spectacle lyonnais.

Voici ci-dessous un petit aperçu du programme que vous pouvez trouver dans son intégralité sur le site du festival :

- lundi 15 octobre à 20h : soirée d'ouverture du festival à la Halle Tony Garnier. Projection de L'Épouvantail de Jerry Schatzberg, présenté par Guillaume Canet en présence du cinéaste et de Thierry Frémaux et Bertrand Tavernier.(soirée complète)

- Rétrospective Ken Loach, Prix Lumière 2012 : projection de 13 longs-métrages et 2 documentaires tout au long du festival, dans plusieurs salles lyonnaises. Voir le détail des séances.

- La Gloire de Vittorio De Sica : rétropective où seront présentés 11 films du cinéaste, en tant que réalisateur et acteur. Animé par Gianluca Farinelli, directeur du festival Cinema Ritrovato de Bologne et Jean Gili, directeur artistique du festival du cinéma italien d'Annecy. Tony Gatlif, Ariane Ascaride et Benoît Magimel seront également présents pour présenter respectivement  Le voleur de bicyclette, Mariage à l'italienne et Umberto D.

- Au plaisir de Max Ophuls : rétrospective de l'oeuvre du cinéaste, avec la présentation de 13 films et 2 documentaires.

- "Dino !", souvenir de Dean Martin : hommage à l'acteur au travers de 4 films emblématiques : "Comme un torrent", "Rio Bravo", "Ocean's Eleven" et "Embrasse-moi, idiot !"

- Baby Cart, une saga japonaise : illustre saga de films de sabres japonais en 6 parties.

- Hommages en leur présence : Jacqueline Bisset, Max von Sydow, Lalo Schifrin, Agnès Varda, Andrei Konchalovsky et Tim Roth.

- Master-classes : Max von Sydow, Andrei Konchalovsky et Clotilde Courau. A noter également une master-class professionnelle par François Samuelson, agent d'artistes.

- Soirées spéciales : Nicolas Winding Refn présente Andy Milligan, projection de La Porte du Paradis de Michael Cimino en présence d'Isabelle Huppert...

- Nuit musique et cinéma à la Halle Tony Garnier : projection de 4 films très rock (American Graffiti, A Hard Day's Night, Spinal Tap et Walk the Line), d'extraits de concerts et de clips. Avec petit-déjeuner au matin et dortoir derrière l'écran pour les plus fatigués ! 

- Projections de grands classiques : Les dents de la mer, Il était une fois en Amérique version longue, E.T. l'extra-terrestre, La nuit du chasseur, The Last Picture Show, etc.

- Présentation de Frankenweenie de Tim Burton en avant-première nationale samedi 20 octobre à 14h15.

...  et plein d'autres choses !

 

Les places peuvent être directement réservées sur le site du Festival Lumière, par téléphone ou sur place.

Par Cécile Desbrun - Publié dans : Cinéma - Communauté : LA DERNIERE SEANCE
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