Lundi 12 juillet 2010 1 12 /07 /Juil /2010 18:56

Affiche française de Toy Story 3 des studios Pixar: Woody, Buzz, Jessie et tous leurs amis sont de retour pour un ultime volet qui clôt en beauté la trilogie!Les magiciens de Pixar renouvellent l'exploit

J'ai assisté hier matin à l'avant-première de Toy Story 3 en 3D. J'avais hâte de voir ce troisième volet des aventures de Woody, Buzz, Jessie, Mr et Mmme Patate et tous leurs amis après deux  films cultes qui ne font pas simplement partie des meilleurs Pixar, mais des plus beaux films d'animation jamais réalisés.

Suite est très rarement synonyme de réussite artistique, encore plus chez Disney qui sort directement celles-ci (généralement assez bâclées) en DVD. Mais bien que le rachat de Pixar par les studios de l'oncle Walt soit devenu effectif en 2006, l'équipe de John Lasseter (à présent directeur artistique des studios Disney) a toujours conservé son identité et son autonomie.

Dans une ambiance détendue de franche camaraderie à faire rêver de nombreux animateurs, ils ont toujours su, film après film, se surpasser en n'ayant en tête que la réussite artistique de chacun de leurs long-métrages. Et si suite il y a, celle-ci est logiquement destinée au cinéma et n'est pas considérée comme un film mineur. 

C’est encore plus vrai de Toy Story 3, qui réussit à surpasser le deuxième volet voire même le premier (qui reste cultissime) en faisant preuve d’une inventivité sans égale. 

Woody et ses amis relégués au placard!

Toy Story 3: Andy a maintenant 17 ans et va rentrer à la fac. Ses anciens amis sont désormais confinés dans le coffre à jouets.

Andy, le propriétaire de Woody, Buzz et des autres jouets a désormais dix-sept ans et s’apprête à partir pour l’université. Cela fait de nombreuses années qu’il n’a plus joué avec ses anciens amis, les laissant confinés dans le coffre en bois qu’il a gardé dans sa chambre.

Forcé à faire du tri avant son départ pour le campus, il décide de n’emmener que Woody avec lui et de reléguer les autres au grenier, dans un sac poubelle qui se retrouve malencontreusement sur le trottoir pour le ramassage des ordures. Echappant de peu au pire, ils se glissent in extremis dans un carton de jouets en route pour Riverside, une « charmante » garderie où ils se font de nouveaux amis, dont Ken, qui devient aussitôt l’âme sœur de Barbie. Mais leur joie sera de courte durée…

Aussi hilarant qu’émouvant, Toy Story 3 met ainsi en scène le cauchemar ultime des jouets, après la crainte d’être remplacé ou perdu : que l’enfant auquel ils appartiennent grandisse et les délaisse. La psychologie des personnages est en ce sens toujours aussi brillante et les situations qui en découlent sont du pur bonheur. Nous retrouvons la majorité des personnages des deux premiers films (à l’exception de quelques uns, dont la Bergère, le pingouin qui chante et l’écran magique) , chacun ayant son lot de moments de bravoure et de scènes qui creusent un peu plus loin dans leur personnalité.

Un film débordant d'émotion

Toy Story 3: Andy (ici avec Buzz et Woody) a-t-il réellement tiré un trait sur son enfance?

Emotion et nostalgie sont présentes dès le départ lorsque nous passons d’une scène d’ouverture épique et drôlissime, où les héros jouent au Far West en compagnie d’Andy au présent, où nous nous apercevons qu’il s’agissait simplement d’une vieille cassette que regardait la mère de l’adolescent pour se remémorer l’enfance de son fils.

Le temps a passé et cette nostalgie imprègne tout le film, jusque dans ses derniers moments, qui m’ont fait verser des larmes à flot  (ce qui, à ce point, ne m’était pas arrivé depuis un moment). Car Toy Story 3 ne nous permet pas simplement de retrouver notre âme d’enfant, il nous fait également revivre cette période délicate où, bien que pas encore adultes, nous réalisons que nous avons quitté le monde de l’enfance et mesurons toute l’importance et la magie de ces années.  

Du paradis à l'enfer

Toy Story 3: L'ours rose Lotso accueille Buzz, Woody et leurs amis à la crèche de Riverside. Un lieu qui va vite se révéler moins idyllique qu'il n'y paraît.

Face à ce passage du temps inexorable, Woody et sa bande décident de rester unis et, dans la continuité des deux premiers films, celui-ci propose une ode à l’amitié et à la solidarité qui trouve ici son aboutissement ultime. Ce qui tranche avec la garderie de Riverside, dont les jouets sont dirigés par un gros ours en peluche rose qui sent la fraise, Lotso ! 

La manière dont les jouets passent du paradis (lorsqu’ils découvrent ce lieu immense rempli d’enfants et de jouets amicaux) à l’enfer (les tout-petits qui ne prennent pas soin d’eux et risquent de les casser, les autres jouets pas forcément aussi solidaires qu’on l’aurait cru) est une excellente trouvaille et la manière dont les objets de la vie courante sont employés par les jouets pour construire leur monde est, encore plus que dans les précédents films, pleine d’inventivité.

Des scènes d'anthologie hilarantes

Ken, nouveau venu de la bande, fait sa cour à Barbie dans Toy Story 3 des studios Pixar.

Comme je le disais plus haut, le film est également hilarant et présente de nombreuses scènes d’anthologie, comme ces passages où les amis de Buzz, qui tentent de le remettre en état de marche normal après que les vilains jouets l’aient déréglé, le mettent accidentellement en mode hispanique, ce qui créé un changement d’attitude des plus jouissifs chez l’astronaute, qui se transforme tout d’un coup en latin lover.

L’imposante galerie de nouveaux personnages n’est pas en reste, et le plus drôle de tous n’est autre que Ken, qui tombe tout de suite amoureux de la poupée Barbie délaissée par Bonnie, la petite sœur d’Andy. Très très queer (normal, pour un simple accessoire de Barbie, comme le précise un des jouets), il vit dans la maison de rêves de la célèbre poupée, est accro à la mode et est aussi bête que rempli de bonne volonté, ce qui ne l’empêche pas de posséder un côté plus sombre. La scène où il fait un défilé de mode dans son immense garde-robe pour les beaux yeux de Barbie est un des moments les plus drôles du film, suivi d’un moment de « torture psychologique » à pleurer de rire. 

Toy Story 3: plus fort que Iron Man 2

Les mésaventures de Buzz sont une fois de plus hilarantes dans Toy Story 3: ici en mode hispanique, il joue les latin lovers auprès de la cowgirl Jessie, au grand dam de Woody.

Un autre aspect impressionnant du film est la manière dont les passages d’action rocambolesques s’enchaînent, à faire pâlir d’envie de nombreux blockbusters mais le tout à hauteur de jouets ! Présentant un certain nombre de scènes d’évasion (des toilettes, de la garderie…), le film réussit à établir et maintenir un suspense de plus en plus insoutenable dont le paroxysme est atteint vers la fin, qui se déroule dans une déchetterie. Passage hallucinant, non seulement d’un point de vue technique mais surtout narratif, qui ne sera pas égalé de sitôt et donne à voir toute l’étendue du génie de l’équipe Pixar. C’est d’autant plus fort que jamais le spectaculaire de l’action ne prend le pas sur le rire ou l’émotion.

Toy Story 3: les personnages posent le regard sur la crèche de Riverside. Un émerveillement semblable à celui que provoque la vision du film sur le spectateur.

Cette alchimie parfaite nous laisse scotché à notre fauteuil, émerveillé. C’est donc à regret que nous sortons de ces 1h44 de pur bonheur, les yeux baignés de larmes par un final des plus émouvants auquel succède un générique qui présente de petites saynètes qui nous font de nouveau pleurer de rire. On ne peut que remercier Pixar de nous offrir un film d’animation qui place la barre aussi haut pour notre plus grand plaisir ; un film qu’on a hâte de faire découvrir à ses (futurs dans mon cas) enfants aux côtés des autres productions du studio , des plus beaux films de Disney ou encore des Miyazaki. Avec une seule envie : y retourner très vite ! 

Par Cécile Desbrun - Publié dans : Cinéma
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